Il y a « une crise des morts » en Méditerranée, et l’UE ne trouve aucun accord pour gérer les migrants

Les Etats européens n’ont toujours pas trouvé de mécanisme pérenne pour le débarquement et la répartition des hommes, femmes et enfant secourus en mer.

Des migrants, secourus par le navire de sauvetage « Alan-Kurdi », de l’ONG allemande Sea-Eye, sont amenés à La Valette (Malte), le 7 juillet.
Des migrants, secourus par le navire de sauvetage « Alan-Kurdi », de l’ONG allemande Sea-Eye, sont amenés à La Valette (Malte), le 7 juillet. MATTHEW MIRABELLI / AFP

Un accord devait être trouvé, jeudi 18 juillet, à Helsinki, à l’occasion d’une réunion informelle. Puis les discussions avec des représentants de l’ensemble des pays européens devaient se poursuivre, lundi 22 juillet, à Paris. Finalement, rendez-vous a été donné début septembre à La Valette, la capitale maltaise.

Malgré les soubresauts de la diplomatie européenne, les Etats membres ne sont toujours pas parvenus à se mettre d’accord sur un mécanisme temporaire de débarquement des migrants secourus en Méditerranée, plus d’un an après la décision du ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini (extrême droite, Ligue), de fermer ses ports aux navires humanitaires.

Paris, qui est à l’initiative de la réunion d’Helsinki avec l’Allemagne et la Finlande – cette dernière assure la présidence de l’Union européenne (UE) –, se veut optimiste et souligne que de plus en plus de pays sont prêts à participer à la répartition des migrants débarqués en Europe. Lundi 22 juillet au soir, la Commission parlait à son tour d’un résultat « satisfaisant », d’un « demi-succès ».

« Une crise des morts »

« Quatorze Etats membres à ce stade m’ont donné leur accord », a déclaré, lundi, Emmanuel Macron, depuis l’Elysée, à l’issue d’un entretien avec le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, et le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Antonio de Carvalho Ferreira Vitorino.

Huit de ces Etats ont véritablement « acté de leur participation », a précisé le président de la République. En plus de la France, de l’Allemagne et de la Finlande, il s’agit du Luxembourg, du Portugal, de la Lituanie, de la Croatie et de l’Irlande. Quant à ceux qui n’ont pas encore formellement sauté le pas, « ils veulent s’assurer que l’initiative ne générera pas davantage de flux », décrypte une source au ministère français de l’intérieur.

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